Marie-Claude Di Lillo
mc@lecarnetdemc.ca

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais parfois j’ai l’impression qu’on est devenu des « superwoman » , nous les femmes. Ou plutôt, qu’on essaie de le devenir au quotidien. On travaille fort, on essaie d’être les meilleures dans notre domaine, on s’occupe des enfants (parfois de ceux de notre conjoint), on sort le chien, on va au gym, on essaie de bien manger, de perdre du poids, on fait du yoga, de la méditation, on court chez la coiffeuse, chez l’esthéticienne, on se maquille, on mange moins de viande,… Ouf ! Heureusement la nature est bien faite. Le corps impose parfois sa loi, mettant KO notre volonté, et réduisant à néant notre petite routine préétablie. Petite histoire d’un lâché prise lors de mes règles.

 

_photo time out

 

Récemment, je me suis mise à lire les résultats d’un sondage réalisé ce printemps auprès de 601 Québécoises, pour le compte d’Incognito la marque québécoise de serviettes hygiéniques. Le sondage portait sur la féminité et le rapport que les femmes ont avec leur cycle menstruel. Étant constamment en dilemme entre m’accepter tel que je suis (avec mes rondeurs, mes péchés mignons et mon petit côté drama queen), et essayer de me changer, je l’ai lu avec intérêt.

 

_photo femmes

 

Les conclusions de cette étude étaient intéressantes. Sur la question de la féminité, la majorité des femmes interrogées la définissaient comme un mélange « d’attitude » et « de personnalité ». Ces répondantes avouaient aussi qu’elles exprimaient leur féminité par les formes de leur corps, quelles quel soient. Ce qui m’a touché, plus personnellement. En ce qui a trait aux règles, les femmes ont presque toutes admises que bien que ce ne soit pas une période facile à traverser, tant sur le plan physique qu’émotionnel, la grande majorité d’entre elles considéraient leurs menstruations comme faisant partie de leur vie, et le tiers d’entre-elles même, avouaient qu’elles continueraient de les avoir no matter what. Je fais définitivement partie de celles-là, et je vais vous expliquer pourquoi.

 

Mettre carte sur table

 

On a toutes nos petites angoisses, nos petites batailles intérieures, nos petites histoires qui font de nous des êtres uniques, n’est-ce pas ? Voici la mienne.

Il y a quelques mois, j’avais décidé de faire la lutte à mon ennemi juré… le sucre ! Mon chum m’a même surnommé « Sugar Monster », un surnom qu’il m’a donné la fois où il m’a surpris à vider la réserve de bonbons de sa fille, qu’elle cachait dans sa chambre. Trop orgueilleuse pour laisser cette dépendance prendre le dessus et me pousser dans des situations embarrassantes, j’ai décidé de me débarrasser de cet aliment sournois, et de tous ses suppôts, qui minaient ma vie et m’accablaient de culpabilité lorsque je leur succombais.

 

_photo lutte au sucre

 

Dur dur parfois d’être une épicurienne

 

Pour ceux qui me connaissent et me suivent sur mes plates-formes depuis un certain temps, vous savez que je suis une bonne vivante, n’est-ce-pas ? Alors, quand vous lisez cette sortie en règle, vous vous dites : « ben voyons, elle exagère !». Mais la madame ici présente travaille dur pour concilier le métier de chroniqueuse culinaire tout en essayant de ne pas trop exagérer sur les bonnes choses. Alors, j’ai tenu bon.  J’étais une machine avec un seul objectif : garder loin de moi mon ennemi juré : le sucre !

Ce qui m’amène à reparler du sujet de la féminité et des menstruations. Après quelques mois d’abstinence durement gagnés, je sentis avec effroi monter en moi rien de moins qu’un tsunami hormonal ! Des SPM déchaînés, qui n’allaient faire qu’une bouchée de moi ! Le genre de mois où tu sais que tes règles vont te donner du trouble, où les émotions vont déferler, les crampes vont commencer, les envies vont se multiplier et les bonnes résolutions… vont assurément prendre la poudre d’escampette ! Ce genre de mois, oui.

 

_fille menstruations

 

Alors, inévitablement, la petite voix est revenue se glisser insidieusement dans ma tête. J’entendis alors clairement : « Allez, voyons, va chercher le pot de Nutella. Un peu de sucre te fera le plus grand bien ! ». Et le refrain continua, sans relâche, jusqu’à ce qu’au bout de quelques minutes, incapable de lutter plus longtemps contre l’appel de la tentation, je succombai…

 

_blonde qui mange du nutella

 

Pour ajouter à l’humiliation, mon chum qui venait de rentrer du gym, me trouva assise sur le comptoir de la cuisine la cuillère dans le pot de Nutella à moitié vide; la bouche, le menton, les joues, et même le bout du nez, barbouillés de chocolat ! J’avais les cheveux ébouriffés, l’air égaré, comme si je venais de revenir d’un exorcisme. À ma grande surprise, mon chum passa à côté de moi, me donna un bec sur la joue et me dit : « Bon, ça t’as fait du bien ? Je ne comprends toujours pas pourquoi tu te prives comme cela ! ». Il me prit alors par la main et m’emmena me coucher.

 

Morale de cette histoire  

Le lendemain, j’avais bien dormi. L’absorption de sucre m’avait apaisée, je crois. Les règles sont ensuite arrivées, elles ont été dures, me lacérant le ventre de leurs crampes aigües. J’ai encaissé. Quand je me sentais défaillir, j’allais me prendre deux cuillères de Nutella (on ne manquait jamais de pots à la maison, juste au cas !). Bizarrement, le sucre (et en particulier le chocolat) réussissait à me calmer, tant émotionnellement que physiquement. Et je me sentais mieux.

Les règles sont parfois, comme un moment de vérité. Elles te confrontent à toi- même, te forcent à revenir à ce que tu aimes, à ce que tu es. Tu deviens plus vulnérable dans ces petites périodes du mois. La machine, l’automate, la « superwoman » qui va au gym, compte ses glucides, se retient de pleurer ou de crier, quitte spontanément ce corps qui est le tien pour laisser place à celle un peu moins parfaite, celle qui est vraiment toi.

Ces petites règles joueuses de tour m’ont apprise une leçon : ce n’est pas en éliminant totalement les tentations de notre vie que l’on grandit, mais c’est plutôt en les apprivoisant, qu’on accepte de vivre pleinement qui on est. C’est pour cela que la carte de féminité  qui m’identifie aujourd’hui est « J’ai juste envie de sucré ! », car j’ai décidé de m’assumer dans mes envies !

 

incognito_cartes_mediasociaux_bloggeuses_marieclaudedilillo

 

Et vous, quelle serait la carte qui vous identifierait le mieux ? Allez le découvrir sous avotrefacon.ca et racontez-nous pourquoi cette carte vous ressemble, sur la page Facebook de Le Carnet de MC ! On a hâte de vous entendre !

 

  • Ce billet (malgré le fait que ce soit une histoire vécue) a été commandité pour le compte d’Incognito.
1Commentaire
  • Tati
    Publié à 12:54h, 29 juillet Répondre

    J’ai adoré votre petit article merci, aujourd’hui j’ai eu une grosse envie de popcorn au chocolat c’est mon péché mignon (cela annonce déjà la couleur). Par pitié arrêté le Nutella l’huile de palme est affreuse pour votre corps et pour la planète. Il existe des « Nutella » faites maison et un peu crunchy mmmmmm un délice et tout ça sans huile de palme

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